Le BIM – Aujourd’hui ou demain ?

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Le marché du bâtiment vit une mutation importante avec le BIM, les donneurs d’ordre créent une pression croissante à son adoption et les entreprises ont du mal à s’y mettre. Où en sommes-nous ?

Pourquoi la maîtrise d’ouvrage a-t-elle un intérêt à s’engager dans la démarche BIM ?

« La démarche BIM ne peut qu’aller dans le sens d’une meilleure qualité. En effet, cette démarche favorise un travail interactif dès les premières phases de conception entre les partenaires de la maîtrise d’œuvre permettant ainsi une meilleure cohérence des différentes études conduisant à des optimisations coordonnées du projet sous tous les aspects (réponse aux besoins, aspects techniques, financiers). On parle d’ingénierie concourante. Chacun développe et complète la maquette avec ses propres données, données sous formes d’objets avec leurs caractéristiques en termes de dimensionnement, de nature de matériaux, de performances, de coûts, de durée de vie. Les risques de pertes d’information lors des allers et retours du projet entre les différents partenaires sont largement amoindris dès lors qu’il y a une bonne interopérabilité entre les outils métiers de ces différents partenaires. La maquette numérique permet aux différents partenaires de limiter la ressaisie des données, occasionnant des gains de temps et une diminution des risques d’erreur. » Source PNTB.

Très bien. Encore faut-il savoir de quoi on parle. Il nous parait extrêmement important de clarifier les choses avec des informations claires sur ce que sera demain la profession du bâtiment avec ce fameux BIM. Autant commencer par le début.

Le dossier  « Stratégie française pour les actions de pré-normalisation et normalisation BIM appliquées au bâtiment » publié par le PTNB (Plan de transition numérique pour le bâtiment) au mois de décembre dernier est très éclairant. Nous vous invitons donc à le lire. (Pour le télécharger c’est ici).

Au-delà des enjeux c’est un document de référence qui doit (devrait) être parcouru par les acteurs de la profession.

Taux d’adoption du BIM en France

On note aujourd’hui que l’industrie du bâtiment commence à s’investir dans la démarche:

  • part d’adoption par les marchés publics 15% (source batiactu.com),
  • part d’adoption TPE/PME 35% (source pôle fibre énergie),
  • part d’adoption ETI 50 à 60% (source pôle fibre énergie).
  • 45% des architectes déclarent utiliser la maquette BIM (source maquettenumerique.com)
  • 50% des bureaux d’étude utiliseraient la maquette (source Insee)

Le BIM, oui, mais quel niveau de BIM ? Pourquoi viser le niveau 3 ?

CAD, 2D, 3D, intégration des objets du bâtiment, collaboration… On vise le niveau 3 et bientôt 4 puis 5. Où en sommes-nous ?

« Le BIM niveau 3 où tous les acteurs échangent sur une même plateforme et collaborent autour d’une maquette unique, deviendra un objectif à atteindre ultérieurement, une fois les pratiques bien maîtrisées au niveau 2 et après développement de solutions technologiques et logicielles appropriées. Ce niveau 3 est basé sur l’échange de données et non plus de fichiers. Cette perspective n’est pas d’actualité à court terme. » (extrait d’un excellent article à lire ici).

Nous reste à savoir à quel niveau de maturité notre entreprise peut-elle intégrer le BIM en fonction de ses ressources. Se former, s’équiper… Il y a des actions incontournables à mettre en place. Nous en reparlerons en détail.

Un conseil peut vous être apporté par les adhérents de CINOV spécialisés en numérique, que ce soit pour le secteur seul du  bâtiment ou en approche digitale plus générale. Ces conseils, indépendants des fournisseurs, sont  à recommander aux structures (publiques comme privées ) qui veulent débuter ou approfondir leur fonctionnement en BIM.
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